#1.3 " C'est l'incertitude qui nous charme. Tout devient merveilleux dans la Brume"

#1.3  " C'est l'incertitude qui nous charme. Tout devient merveilleux dans la Brume"





A une inconnue.


Tous ces mira
ges que tu m'as fais rêver. Tu sais quand je m'endors, j'en demande encore. J'attends comme un enfant, ce célèbre marchand de poussière, qui en une poignée, retourne le sablier des heures et m'emporte à tes côtés.

Le s
ouffle coupé, je n'aspire qu'à savourer l'instant -condensation de mon imagination- j'ai l'impression que tu es là avec moi, et nous fuyons ensemble, au-dessus des barbelés de la réalité. Je sens des ailes me pousser et propulser dans le vide, tu guides mes battements hésitant dans ce ciel ensorcelé qui fait dansé les soleils.

-Divine exaltat
ion- doux frisson d'euphorie- Je me laisse à la légèreté oubliant le poids envahissant de ma vie.


Et dan
s ce moment d'égarement, trop ivre de ma liberté, voici que mon corps vacille.



D
e vrille en vrille je perd pied - tu as beau me tendre la main, je ne peux que l'effleurer une dernière fois...je ne suis plus qu'une enclume en chute libre dans les fluides chimériques. Du coin des lèvres j'esquisse un dernier sourire, car le précipice m' aspire toujours plus, et tu n'es déjà plus qu'une étoile lointaine que je discerne à peine...


- L'enc
lume s'est écrasée au milieu de l'oreiller -



Et je me réveil
n'ayant dans mes bras que les effluves de ton parfum onirique. Comme un naufragé projeté sur les récifs de la réalité, la bouche pleine d'écume, les yeux ensablés, et la nausée au c½ur.


Chaque journée,
perdu dans le dédale de mes pensées, je songe à te retrouver. Et j'avance au gré des carrefours à te chercher dans la foule d'ombre passante, mais tu n'es jamais là ou je t'attends. Parfois je lève la tête, sans espoir de te voir, et j' aperçois cette silhouette familière, alors je tente de la rattraper, je lui cours après, je crie et lui fait signe, et quand enfin j'arrive à sa hauteur, ton fantôme a disparus, emportant avec lui toutes mes utopies...

Peu à peu le
temps apaise ma mémoire des traits de ton visage, et c'est à cette instant précis que tu resurgis comme une comète oubliée depuis mille an qui rentre en collision avec un nuage d'astéroïde : ces souvenirs oubliées qui remettent mon c½ur en orbite.



D
éflagration de sentiments – c'est l'incendie au fond de mon c½ur.

J'ose à pei
ne te regarder tant j'ai peur de ne savoir nager dans ces émeraudes flamboyants. Mers de mystères, ou le marin sans trouver nul phare pour l'éclairer, se perd et chavire sans jamais approcher une seule certitude.


Tou
s ces atomes qui s'entrechoquent, toutes ces idées qui implosent, mon cosmos entre en fission et éclatent en mille interprétations.

-
Les sentiments déchirés par la raison-

Et fina
lement, je doute tant que je passe à côté de toi, indifférent, laissant mon amour se noyer dans les marées de regrets qui envahisse mon être.

Mais tu es à jamais mon mausolée suprême, et jour comme nuit, à l'intérieur, agenouiller, dans la lueur des cierges,

je prie,

Oui je prie à ton nom, Ô toi la seule déesse de mon c½ur....




-M.A 16.05.2009-












# Posté le mardi 12 mai 2009 17:15
Modifié le mardi 16 juin 2009 18:25

#28 Cyclothymie? C'est grave docteur?

#28 Cyclothymie? C'est grave docteur?
Te souviens tu ? De nos ballades dans ce pays fabuleux, des ces nuages merveilleux, de ces montagnes de sourires, de ces cascades de rires. Il nous en fallait peu pour être heureux.


A
ujourd'hui les rivières de bonheurs peu à peu se sont écoulées dans des fleuves tumultueux. Ces fleuves ont poursuivi leurs cours et se sont jetés dans un océan d'amertume, où se succèdent douce et monotone des marées de détresses.


To
n visage fait naufrage dans mes souvenirs. Les couleurs s'en vont, emportés par les courants de pensées. Je perds tristement ton sourire qui s'enfonce dans les abîmes béant. J'ai beau doublé les feux du phare, rien à faire, tu t'égares. Je ne suis plus le flambeau qui éclaire ta vie. Tes yeux suivent d'autres flammes, la mienne n'est plus que braises qui s'éteint dans l'ombre de tes pas. La suie seule survie : L'amour qui s'est consumé en remords.


Tout
est gris et sans vie. J' ère dans un brouillard sans frontière, ou des chimères susurrent ma perdition. Tout n'est que chaos, ma pensée n'est plus que lambeaux incohérent, et quand dans un cris de désespoirs je veux crier ton nom, ce n'est qu'une onomatopée décharné qui est projeté.

Des g
lacis d'ignominies se cristallise dans mon esprit, tandis que le vent du Nord fait valser des flocons étoilés sous les aurores boréales. Et dans ce concert polaire, seul mes frêles battements de c½ur brisant la glace me rappelle qu'un jour j'ai aimé....

# Posté le vendredi 25 juillet 2008 18:25
Modifié le mercredi 13 mai 2009 18:31

#25 RecOntre

#25 RecOntre
Dans les effluves du printemps, par un jour charmant, elle vagabondait au gré des ruelles de la bourgade ensoleillée. Le pas épris de rêverie, elle essayait de déceler la cachette de celui qui court sans cesse dans sa tête. Ce petit prince qui par ses tours de magie donnerait un nouveau sens à sa vie. Depuis enfant, elle l'attend. Et même si souvent, on lui répète que sa vie n'est pas un conte de fées, elle sait qu'un jour il viendra, et elle l'attend.

Lu
i, il marchait d'un pas nonchalant sans trop savoir ou il allait, errant ici et là, essayant de fourvoyer un vieille ami qui le poursuivait sans relâche: l'ennui. Paradoxalement comme souvent dans son esprit s'abattait une pluie d'étoiles filantes, des mots insensés, fabuleux, flamboyants et cependant désordonnés, incohérents, inadéquats. C'était comme si, un peintre disposait des plus belles couleurs, mais qu'il lui manquait ce guide, ce pinceau, qui étale sur la toile l'arc-en-ciel et qui forme le chef d'½uvre...



Rue aprè
s rue, paysages comme passants défilaient. Droite, gauche, les aiguilles avançaient et au loin le ciel s'éveillait, son ronronnement s'approchait. Un coup de sifflet et un train de nuage gris fit escale. Terminus, tout le monde descend. Les gouttes de pluies se précipitèrent hors des wagons. Un bal de parapluies colorés accueillit les imprévus voyageurs.



On
cherchait place dans les loges, pendant que les tambours de l'orage s'approchaient. Les valses s'acléraient, et peu à peu la piste se vidait. Personne ne tenait à être la fleur coupée en deux, dans le bouquet final du magicien céleste.



On ne sait
jamais où foudre frappe. Aujourd'hui c'est entre elle et lui, les parapluies entremêlés, qu'elle décida de faire des étincelles. Choc électrisant, qui retourna tout leurs composant, du c½ur rouillé à leurs idées toutes mouillées. Et au milieu de ces circuits entremêlés, un fil conducteur de ses yeux aux siens relia dans un même battement de c½ur, leurs destinées. Comme au temps de leurs premiers amours, ils rougirent timidement.



U
ne averse de bafouillements, des rafales d'excuses, puis le sourire s'éclaircit...La chaleur de paroles candides, un rayon de bonheur, des éclats d'arc-en-ciel.



Puis son
ne l'heure, où les évadés dans leurs plus beaux rôles se font rattraper par les impératifs de la réalité. Menottés, s'en allant chacun de son côté, mais avec la même promesse : se retrouver.
# Posté le samedi 28 juin 2008 17:14
Modifié le samedi 17 janvier 2009 20:43

#21 EncOre et toujours...

#21 EncOre et toujours...



Par delà les nuées, perché sur mon nuage de rêveries, des succubes évanescents soufflent sur le cadran des heures, langeant passé et présent, folie et génie, ombre et lumière, et ne sachant que pensé je m'enfonce dans un méandre de doute.
# Posté le samedi 28 juin 2008 16:16
Modifié le jeudi 28 mai 2009 08:31

#20 Nuage gris

#20 Nuage gris



Désillusion...De mon belle arc-en-ciel, les pinceaux emmêlés j'ai trébuché dans les travers de la réalité
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# Posté le samedi 28 juin 2008 16:07
Modifié le jeudi 28 mai 2009 08:31