#31 Chiaroscuro (Clair-Obscur) -Si même les anges n'ont plus foi...{premier jet}

#31 Chiaroscuro (Clair-Obscur) -Si même les anges n'ont plus foi...{premier jet}
A une inconnue.





A une inconn
ue.





Elle n'
y croit plus. Ses yeux m'ont tout dit aujourd'hui....

Pourtant
vous savez c'est encore une enfant....


Ses pas
sont frêles et insouciants, souvent cherchant un peu d'aventure, elle n'hésite pas à braver des flaques et d'y sauter pleins pieds, juste pour s'amuser sans rien pensé d'autres, juste s'amuser. La journée elle préfère regarder les nuages passés, plutôt que de se mêler aux foules et leurs activités. Des heures entières elle peux les contempler, subjuguée par leurs formes chimériques, elle s'y perd, s'imaginant le récit de la vie de ces fantasmagories


La nuit, el
le dort dans un palais, garder par ses plus fidèles compagnons, qui depuis sa naissance ne l'ont jamais quitté une soirée. La porte de son royaume reste ouverte pour que quelques rayons de lumière se glisse dans l'obscurité, cela l'apaise. Ainsi, elle se sent protéger, et peux sommeiller en toute tranquilli puisque ces lueurs éloignent monstres et fantômes. Sous son oreiller, il paraît qu'elle garde un trésor secret, un petit coffre qui lui appartient depuis des années, mais la belle s'est endormie laissons là à ses rêveries.


Q
uelque part dans sa chambre traîne encore des poupées, bien qu'elles ne sont plus de toutes jeunesse, elles conversent toujours autant, bien sûr les sujets ont évolués, les soirées branchées ayant remplacé les balades au dos de chevaux volant. Dans un coins, il en reste malgré tout un que l'on n'a pas renvoyé à l'écurie, et même si il ne bascule plus, sauf au gré de courant d'air, qui lui rappelle sa vigueur d'hier, elle n'a pas oublié les chevauchées fabuleuses aux confins de la voie lactée.


Au
dehors, un réverbère éclaire la triste mélodie d'un vagabond inconsolable ayant perdu par ses dons son Eurydice. Des wagons font des bonds sur les rails, emportant dans leurs sillages quelques oiseaux noctambules. Les rues délaissées par les souliers sommeillent...Mais un son blesse les routines, des gémissements qui glacent le sang, par l'horreur et l'intensité des cris ...À cette façon de résonner et se perdre ensuite dans les artères des ruelles qui s'éveillent... Ce n'est pas possible, n'est ce pas ? Ils ne peuvent pas venir de ce bout d'enfant ?


Enfermé dan
s sa tour sanglante, aux milieux des corbeaux kwassant son déspoires, elle pleure son prince charmant qui s'en est allé . Tandis que le pas glauque de la montre est un bourreau qui dépèce la moindre lueur d'espoir dans ses cauchemars. Son lit est un bouquet d'orties et de ronces dans lequel sans répit elle se tortille. Elle pâlit -overdose de sanglot- Son corps frissonne et brûle, hanté par des pensées marcescentes, qui n'ayant pas encore germées ont déjà fanées. Des ombres fulgurantes dansent autour d'elle, foudroyant sa raison de déception. Les convulsions deviennent insoutenables, son c½ur s'élève dans les rêves, et retombe dans la poussière de la réalité. La fenêtre s'approche d'elle, mais que le ciel est beau ! Un clairon et des grillons chantonnent un vieil air lunaire. La belle déploie ses ailes de satins, un dernier regard vide vers le bas, elle s'en va...




# Posté le samedi 06 septembre 2008 07:09

Modifié le mercredi 04 novembre 2009 17:28